→ CINÉMA

GASPARD VA AU MARIAGE

Beaucoup de tendresse, de liberté aussi!

DIMANCHE 2 SEPTEMBRE À 12H15 PUIS À PARTIR DU 6 EN SALLES

• AU CINÉMA ARTHOUSE LE PARIS À ZH, PUIS EN SALLES



Un film d'Antony Cordier, France, 105', 2018

Avec: Félix Moati, Laetitia Dosh, Christa Theret
Johan Heldenbergh, Guillaume Gouix
Marina Foïs. Elodie Boucher

En Avant-première le dimanche 2 septembre (journée AllianzCinéma) en présence du réalisateur et de Félix Moati.

A partir du 6 septembre!

Pour réserver et en savoir plus: https://www.arthouse.ch/aktuell/filme/



gaspard120x160

On n'est pas prêts d'oublier le bébé serpillère... ni le tableau dessiné sur le dos, avec des cases pour indiquer excactement à l'autre... où on a envie d'être caressé-e....

 

 


L'HISTOIRE:
«Après s’être tenu prudemment à l’écart pendant des années, Gaspard, 25 ans, doit renouer avec sa famille à l’annonce du remariage de son père. Accompagné de Laura, une fille fantasque qui accepte de jouer sa petite amie le temps du mariage, il se sent enfin prêt à remettre les pieds dans le zoo de ses parents et y retrouver les singes et les fauves qui l’ont vu grandir… Mais entre un père trop cavaleur, un frère trop raisonnable et une sœur bien trop belle, il n’a pas conscience qu’il s’apprête à vivre les derniers jours de son enfance.» Outside the Box

CE QU'ON EN PENSE
On a adoré le troisième film d'Antony Cordier (il a aussi réalisé «Douches froides» et «Happy few» - des films qui ne sont jamais arrivés jusqu'en Suisse) qu'il était venu présenter le dimanche 2 septembre au cinéma Arthouse Le Paris.

On pourrait utiliser beaucoup d'adjectifs en «f» et de noms en «d» pour le qualifier: fabuleusement fin et fantasque,  d'une grande drôlerie et d'une merveilleuse douceur... Sans oublier la tendresse, la fantaisie, la poésie et un peu d'anarchie qui n'est pas sans nous déplaire. Si on devait lui mettre des étoiles, comme on le fait dans certains magazines et hebdomadaires, on aurait du mal à les compter... si on prend en compte toutes les petites lumières que certaines scènes et certaines trouvailles ont allumé dans nos yeux. C'est cucul la praline, mais c'est vrai. On s'est souvent pris à sourire intérieurement et à rire franchement dans le noir de la salle. On ne vous en dira pas trop sur ce film... Simplement qu'il est question de désir et de sensualité notamment au travers de la peau (de la peau d'ours à la peau douce, des tatouages d'été aux déclarations d'amour pour la vie), de la difficulté à grandir, à quitter le paradis de l'enfance, à s'affranchir de la tribu familiale et de la place qu'on y a occupée ou plutôt qui nous a été attribuée.

C'est loin du cynisme ambiant, il y a une élégance incroyable et des interprètes qui trouvent très vite le ton juste. C'est un film inclassable qui n'aime pas les cases, sauf celles qu'on se dessine dans le dos pour indiquer où on veut être caressé-e-s...
(scz 03/09/2018)