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PATRICK DEVILLE: «VIVA»

Les années 30 au Mexique en compagnie de Trotzki et Malcolm Lowry

LE 28 SEPTEMBRE 2017, À 19H30

• LITERATURHAUS ZH



Limmatquai 62
8001 Zürich
www.literaturhaus.ch

Réservation des billets: 044 254 50 08
Entrées : CHF 20.-/ 14.-/ 12.-

Lectures: F/D
Lecture: Lara Körte
Discussion: F avec résumés en D
Modération: Sandrine Charlot Zinsli


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09 28 patrick deville ayse yavas

 © Ayse Yavas

 

 


Dans «Viva», Patrick Deville peint la fresque de l’extraordinaire bouillonnement révolutionnaire que vécut le Mexique dans les années 1930. Il y a Trotsky, organisant la riposte aux procès de Moscou, et Malcolm Lowry, qui ébranle l’univers littéraire avec son vertigineux «Au-dessous du volcan». On croise aussi Frida Kahlo, Diego Rivera, ou encore André Breton et Antonin Artaud en quête des Tarahumaras... Un grand et merveilleux voyage!

Grand voyageur et esprit cosmopolite, Patrick Deville dirige la Maison des écrivains étrangers et traducteurs (MEET) de Saint-Nazaire et la revue du même nom. Né en 1957, il a publié cinq romans aux éditions de Minuit et six au Seuil, traduits dans une dizaine de langue.

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CE QU'ON EN PENSE
Son œuvre actuelle? Pas de la fiction et pourtant des livres profondément romanesques avec des personnages hors normes, parfois sujets à la dérive ou à la déraison. Chez lui en effet, les vies sont héroïques, il les écrit en majuscules. Et il n'y a que des hasards féconds. Dans Viva, l'auteur nous fait découvrir Trotski, errant dans une Europe en proie au stalinisme, au nazisme, au fascisme et bientôt au franquisme, expulsé de partout et finalement réfugié au Mexique, grâce à l'intervention du peintre Diego Rivera au sommet de sa gloire. Trotski le proscrit vit entouré de ses livres, et, pendant quelques mois, ses yeux bleus se perdent dans ceux de la jeune Frida Kahlo, noirs comme le fond de la Sierra. On croise aussi Malcolm Lowry et son ombre, le Consul, qui partagent le même verre et s'y abiment en quête d'un absolu et d'amours impossibles.

C'est un tourbillon, une grande fresque... Il faut s'accrocher pour suivre Deville, qui comme ses personnages, ne cesse de circuler dans le monde entier et fait des aller-retour dans le temps. Et cela en vaut la peine.