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| au cinéma Riffraff, |
| FILM: LE PROPHÈTE (F) DE JACQUES AUDIARD |
Ce film a triomphé à Cannes. Et aussi dans les salles ensuite. Le prophète, c'est celui qui va de l'avant et qui voit avant, peut-être même qui montre le chemin. Mais pas forcément le droit chemin.
L'HISTOIRE:
Malik doit passer six ans en prison. Il a 19 ans, il ne sait ni lire ni écrire même s'il a grandi en France où l'école est publique, républicaine, laïque et obligatoire... Très vite, il se rend compte avec qui il est important de se lier d'amitié.
On le sait.... c'est souvent en prison que les petits criminels deviennent de grands gangsters futés! Le clan des Corses le corsette, le protège en tous cas. De petits jobs en petits jobs, le traître mais surtout très intelligent Malik... grimpe l'échelle de l'ascension pénitentiaire... De larbin il devient caïd.
Un film adulé... par de nombreuses personnes (sauf les Corses...) et qui a failli avoir un Oscar.
Grande violence, pas mal d'hémoglobine, portrait des conditions carcérales qui fait froid dans le dos. Un film français qui ressemble à un film noir américain avec une étude de caractères très fine et deux acteurs vraiment fabuleux: Niels Arelstrup en vieux parrain corse et Tahar Rahim qui dépasse bientôt ses maîtres...
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Cannes 2009, "Grand Prix du Jury"
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A propos de Tahar Rahim:
"Audiard réussit l’exploit de faire qu’on s’attache à son héros alors qu’il est typiquement le genre de personne qu’on n’a pas du tout envie de rencontrer dans la vie réelle. Il faut dire que Malik, c’est Tahar Rahim, inoubliable, époustouflant, mélange de candeur, d’innocence, de naïveté, d’intelligence et d’agressivité qui fait évoluer son personnage physiquement, intellectuellement, psychologiquement comme il est rare de le voir au cinéma..." Sur la route du cinéma -
"Il a des yeux comme des tunnels.... et une juvénilité..." J. Audiard
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Jacques Audiard et le cinéma:
"Moi, j'ai vraiment appris le cinéma au montage. Il y a beaucoup de réalisateurs, ex-monteurs. J'ai développé une relation particulière avec ma monteuse. On s'entend bien, c'est un peu subliminal... Juliette travaille et j'aime ses idées, je lui fais confiance... je lui laisse les clefs de la maison...
Le monde est toujours à défricher... toujours trop hostile pour l'orphelin..."
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Les autres films de Jacques Audiard:
Regarde les hommes tomber
De battre mon cœur s'est arrêté
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LES HORAIRES:
Riffraff 4 • 18.00 Fr/Sa 23.15 F/d
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Cinéma Riffraff
Neugasse 57/63, 8004 Zurich
Caisse : 044 444 22 00 http://www.riffraff.ch |
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