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samedi 13 mars, à 20h, au Theater Rigiblick,
LECTURE: BRUNO GANZ LIT DES EXTRAITS DE "DER UNTERGEHER" DE THOMAS BERNHARD
Thomas Bernhard a publié Le Naufragé (Der Untergeher) en 1983, soit six ans avant sa mort (le 12 février 1989).

C'est un monologue sur sa vision de la condition humaine, sur la grandeur et la misère de l’homme, dans une langue aussi savamment travaillée qu’une partition de Jean-Sébastien Bach. Un texte profondément musical, un monologue-fleuve qui se présente d’abord sous la forme de variations qui jaillissent d’une manière organique d’un seul thème – le suicide – à l’image de la musique de Bach qui, à partir de quelques mesures, parvient à composer une œuvre entière.

LE THÈME:
A l’occasion d’une master class de piano dirigée par Horowitz, trois jeunes gens, à l’aube de leurs carrières, se lient d’amitié : Wertheimer, le narrateur et Glenn Gould, le célèbre pianiste canadien. Cette rencontre avec celui qui n’est pas encore la star internationale du piano mais qui en est déjà un génie absolu va profondément bouleverser l’existence des deux jeunes hommes. Tandis que le narrateur abandonne l’art musical, Wertheimer choisit de s'adonner absolument à l'art d'échouer dans lequel il a toutes les chances d'être le meilleur, de devenir « le naufragé ».
Ce monologue, construit musicalement comme une suite de variations à la manière de Bach, livre, avec un humour typiquement bernhardien, une géniale réflexion sur les ressorts cachés qui régissent les relations entre les êtres, sur les enjeux profonds de la vocation artistique et sa quête d’absolu.

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SzenenfotoWährend der Klaviervirtuose Glenn Gould seine Persönlichkeit auslöscht und sich zur perfekten „Kunstmaschine“ macht, zerbrechen seine beiden Studienfreunde – Wertheimer und der namenlose Erzähler – an der Begegnung mit dem Genie.
Alle drei streben nach Vollkommenheit, da aber nur einer von ihnen der Beste sein kann, geben die beiden anderen den Traum von einer Klaviervirtuosenkarriere auf. Wertheimer schreibt an einem Buch und nimmt sich mit einundfünfzig Jahren das Leben. Auch der Erzähler, der seit neun Jahren an einem Buch „Über Glenn Gould“ arbeitet, hat noch nichts veröffentlicht, aber er will das Manuskript verbrennen und noch einmal neu damit anfangen. Das hält ihn am Leben.
Die grüblerische, auch von Häme und Abscheu gegen Mittelmäßigkeit geprägte Atmosphäre ist charakteristisch für Thomas Bernhard.
THEATER RIGIBLICK 
Germaniastrasse 99, 8044 Zürich
044 361 80 51
info@theater-rigiblick.ch
http://www.theater-rigiblick.ch/