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| par Dona Carlotta |
| c'était jeudi 25 septembre, à 21h, au Cabaret Voltaire, |
CONCERT : SETH AUGUSTUS
... DU BLUES QUI PREND DE LA GORGE AU DOIGT DE PIED |
FROM THE NOSE TO THE TOES...
Seth Augustus est à la guitare électrique, enfin aux guitares, car il en a deux, très belles, rutilantes, élégantes, on les sent adulées. Et comme il ne veut pas que l'une ou l'autre soit jalouse, il les prend dans ses bras, l'une après l'autre et en tire des accords qui ne nous donnent pas la chaire de poule mais qui nous transportent... là-bas, dans l'un de ces lointains États américains, Mississipi, Missouri, Alabama, Illinois ou Ohio (mots à pronnoncer à haute voix... juste pour leur sonorité comme une invitation au voyage) ... et puis au paradis dévasté par un ouragan qui ne dit pas son nom, un ouragan intérieur. Les deux musiciens zurichois Andi Wettstein à la batterie et Ralph Sonderegger à la contrebasse sont incroyablement bons. Après peu de répétitions ils ont réussi à entrer dans l'univers de Seth. Un bel univers qui va au bout des choses après un petit détour par la Mongolie, qui ne fait pas dans le petit, qui donne généreusement sans compter pendant près de deux heures et demie.
WAIT AND SEE - WAITS AND SETH
Ce qui domine et nous fait chavirer, c'est la voix, à nulle autre pareille. Expression qui ne veut plus rien dire nomalement mais qui ici prend tout son sens. Une voix chaude, gutturale, une voix qu'on a envie de suivre jusqu'au bout de la nuit. La voix du cousin de Tom Waits. Une voix qui prend la route... et nous vole notre âme. On the road again, comme l'écrit le Züritipp : "Es handelt sich um Blues. Um Blues der schleppenden Art, so schleppend, als würde ein ca. 200 Kilo schwerer Mann mit einer rostigen Draisine auf Weltreise gehen. Es rumpelt, es scheppert und zischt, und über diesem gleichförmigen musikalischen Gekeuche keucht Augustus. Seine Stimme ist tief, kehlig und rau." De beaux textes, un peu graves, souvent surréalistes. Il y a à boire au ciel, les étoiles sont tombées, on ne sait pas si c'est parce qu'elles ont trop bu, en tous cas il n'y a plus d'étoiles au paradis ni de fleurs dans le jardin d'éden. Il pleut des cordes et on ne sait pas pourquoi, car il n'y a plus grand chose à arroser dans ce grand vide planétaire. Pourtant il y pleut des parapluies. Des parapluies comme des parachutes pour revenir en douceur sur terre... après un concert comme celui-là , ce n'est pas facile.
GO TO SETH FRANCISCO
Vous l'avez raté hier au Cabaret Voltaire, où l'avait fait venir Thierry Duty - qu'il en soit remercié ici - mais vous pourrez vous rattrapper si vous passez par San Francisco samedi soir. C'est là qu'il donne son prochain concert. Le port du costume en roast beef est recommandé and you'll get your mind in your body and your body in your mind... if you don't mind...
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Pour en savoir plus : WWW.SETHAUGUSTUS.COM
La musique que Dieu entend dans son sommeil lorsqu'il a une forte fièvre....
'Seth Augustus, Throaty bluesman, between Mongolia and Charley Patton.' Thierry Porée (Radio Libertaire, Paris)
Bluesman de San Francisco, Seth AUGUSTUS fait parler cordes et tissus dans un univers mythique à l’horizon dégagé, vaste et vallonné. Elève prodige du grand Paul PENA, Seth prolonge le pont tendu par son mentor
entre Blues et les chants gutturaux du TUVA (Asie Centrale). Il faut à tout prix découvrir cet homme à l’avant garde du blues contemporain. C'est ce que nous conseille en tout cas Thierry Duty des Incohérents.
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Seth Augustus singt und brüllt surreale Erzählungen in einer kehligen an die alten Dreieck-Sänger Erinnerungen wachrufenden Stimme. Er zieht seine originalen und verfolgenden Lieder unterschiedlicher Einflüsse. Zu mehreren Gruppen experimentellen Punkers in Boston und in San Franzisko gehört, er fällt zufällig auf einer seltenen Stimmtechnik, der Gesang von Kehle von Tuvan und er ist sofort erobert. Ironisch bringt diese Faszination mit dieser aus den fernen Ländern gekommenen Musik ihn bei ihm zurück und er entzündet sich einer Zwangsvorstellung für den Blues von Delta der Jahre
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