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LES BANCS POLYGLOTTES

mur 280

musée

banc 1 280


LES BANCS, LE ZOO DU CIRQUE KNIE, LES ROSES OU LE MUSÉE POLONAIS

Texte: Ariane Gigon


Pour en savoir plus, quelques sites:
.D’avril à octobre, le musée est ouvert tous les jours de 13 à 17 heures.
www.muzeum-polskie.org/mpr/deutsch/

.Le site de la ville:
www.rapperswil-zuerichsee.ch/de

.Le site de la fondation Oertli:  www.oertlistiftung.ch/fr.html

.Le site de civic city lancé par Ruedi Baur:
civic-city.org

Notre article sur le banc des élèves

Quelques impressions du lieu en photos


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Pour fêter son demi-siècle d’existence, la fondation Oertli, du nom de son fondateur, l’industriel Walter Oertli, invite les habitants de Suisse, une nouvelle fois, à voyager entre les langues. Des projets dédiés à la compréhension mutuelle, selon la philosophie de la fondation, sont présentés d’avril à octobre dans plusieurs localités de tout le pays, de Nyon à Faido, de Bienne à Sagliains (Grisons), du Valais à Rapperswil-Jona, la ville st-galloise qui fête ses dix ans d’existence, après la fusion des deux communes en 2007.

C’est là, presque à l’extrémité du lac de Zurich, que les promeneurs ont l’occasion de s’asseoir sur des bancs un peu particuliers. Avec son mouvement «civic city», le graphiste et designer suisse Ruedi Baur a en effet eu l’idée de peindre des textes polyglottes égayant la rougeur des sièges. On peut par exemple lire: «Oh bank public où s’bécotent / les amoureux / pour qui l’argent en banque / compte si peu!»

Les textes calligraphiés ont été imaginés par des écoliers de classes de la région et peints par des graphistes. «Ciel, parbleu! Un avenir entre les langues à partir d’une ellipse», peut-on encore lire. Les jeunes auront du reste aussi la parole, grâce à la Fondation Oertli, dans un ouvrage à paraître cet automne, toujours à l’occasion du demi-siècle de l’organisation.

Outre les bancs, le zoo du Cirque Knie ou encore le jardin aux milliers de roses, Rapperswil-Jona vaut le détour. La ville abrite en effet un inattendu musée polonais, installé dans le château qui surplombe la ville, avec vue sur le lac. Déjà sauvée plusieurs fois de la fermeture, la collection remonte à l’exode des Polonais fuyant la russification de leur pays, vers 1860. De nombreux Suisses, dont l’écrivain Gottfried Keller, avaient exprimé leur solidarité. Les Polonais avaient afflué. C’est cette histoire que le musée raconte, grâce à une collection contenant riches de dizaines de tableaux et d’objets d’époque. (AG - 18/04/2017)