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CHANSONS EN STOK 2017. LA DERNIÈRE ÉDITION?

stok 2017Six soirs de concerts stok1Dimanche soir avec Sarah Toussaint-Léveillé
stok 2Mize vendredi


UNE ÉDITION ASSEZ FÉMININE, DES INVITÉS SURPRISE, DES SAVEURS DIFFÉrENTES CHAQUE SOIR

Questions à Ulrich Schuwey


Le festival a lieu du 19 au 24 septembre 2017, au Theater Stok, à Zurich.

Le programme se trouve ici, dans notre Agenda

En savoir plus et aussi entendre les musiciens: ici


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AAE: Comme chaque année, on aimerait en savoir un peu plus sur l'édition de Chansons en Stok à venir. Comment se présente le festival 2017?

US: C'est un beau festival de «chansons» en ballade… et bien coloré et aux saveurs diverses. C'est
une ultime édition qui sera plutôt féminine. Il y aura aussi des invités qui ne sont pas sur le programme comme Kosh qui ouvrira le jeudi (Kosh joue 3 concerts pour les élèves du lycée français) et offre ce concert au festival, et le samedi c’est Stéphanie Quastana - la chanteuse du Sirop d’la rue - qui ouvrira la soirée avant Nyna Loren.

AAE: Même si l'on ne devrait pas poser cette question, dis-nous  quelles sont les soirées que tu attends avec le plus d'impatience?

US: lundi 25 septembre… :-)
Chaque soirée est programmée avec passion, aucune concession,
après c’est vrai que la SOIRÉE FINALE avec Sarah Toussaint-Léveillé et Moran promet d’être exceptionnelle.
Mardi plus chanson folk avec la délicate Leïla Huissoud et l’étonnante québécoise Safia Nolin.
Mercredi nos amis Iaross qui font une chanson rock planante - nous sommes parmi les tous premiers à les avoir programmés.
Jeudi, Charlotte, peut-être – à mon avis parmi ce qu’on fait de mieux en Romandie.
Vendredi, la valaisanne Mize et sa belle pop-folk francophone suivie de la québécoise Samuele - un phénomène.
Samedi, le superbe univers de Nyna Loran qui vient en quintette avec une armada d’instruments.
Voilà, ça va passer vite …

AAE: Après tant d'années, tu annonces la dernière édition. Quelles en sont les raisons? Une lassitude? Un manque de temps, d’autres projets en perspective?

US: L’équipe qui bosse sur le festival depuis 18 ans est arrivée un peu au bout de l’histoire, c’est très difficile de trouver des passionnés, prêts à prendre une semaine de congés pour travailler bénévolement de 9h du mat à 2 ou 3h de la nuit, après le financement de l’aventure devient très difficile… On se retrouve devant des responsables culturels avec un diplome de Kulturmanager en poche qui vous disent que le concept n’est pas intéressant (ça ne suffit plus de programmer des bons musiciens) et surtout - comme beaucoup de programmateurs hors main-stream - nous avons perdu du public… Je pense que le chemin 100% francophone que nous avons emprunté et défendu pendant tant d’années se révèle être un cul-de-sac…
Nous allons respirer un coup et réfléchir à un événement nouveau, mais que ne sera plus estampillé «chanson française»… je songe plutôt à un concept plus «les musiques des francophonies rencontrent les musiques suisses allemandes» – mais ma passion est d’être là pour les artistes, de faire des découvertes et de les partager avec le public… et de faire ça bien, dans une belle place, avec un bon son, un bar sympa… ça été depuis le début le credo du Stok et cela restera…

AAE: Pourrais-tu nous dire quels sont quelques-uns de tes plus beaux souvenirs liés à ce festival?

US: Le concert qui a le mieux représenté l’idée de Chansons en Stok fût l’époustouflante soirée avec le rappeur genevois Jonas et son Taxi-Brousse Orchestra en 2007… Il y a des artistes exceptionnels comme le belge Daniel Hélin, il y a eu en 18 ans beaucoup de très très belles rencontres qui comptent fort dans nos cœurs… des gens comme Thibaut Derien, Jeff Moran, Simon Chouf, Yéti, HK & Les saltimbanks (qui a mis le Stok debout pendant 2 heures), il y a eu ce formidable concert du grand Allain Leprest en 2001… nos têtes sont noires de belles rencontres… il y a eu des soirées pleines à craquer un peu trop faciles (ce ne sont pas les artistes les plus connus qui font forcément les plus beaux concerts)… il y a eu des soirées bouleversantes devant 20 personnes… comme avec le groupe Des Fourmis dans les mains…. voilà etc etc etc…

Mais nous avons réussi malgré tout à faire vivre cette aventure pendant 18 ans, à donner envie aux gens de venir faire des découvertes… et je terminerai sur un joli bon mot du chanteur Travis Bürki: Le plus dur reste à ne rien faire…

SCZ / 04-09-2017