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LA MORT BRUTE

Le livre de Charles Berthouzoz sort en édition bilingue

SAMEDI 17 JUIN 2017 À 17H

• A WIPKINGEN, ZÜRICH



Landenbergstrass 18
CH-8037 Zürich
www.pudelundpinscher.ch

Présentation suivie d'un apéro



Cover Berthouzoz web

28 Franken, 23 Euro
Sortie en juin 2017

Charles Berthouzoz (1944–2013), fils de vignerons valaisans, a grandi dans une famille nombreuse. Après ses études de théologie, il est vicaire à Nendaz puis, de 1976 à 1990, curé de Val-d'Illiez. De 1991 à 2000, il est ordonnateur des pompes funèbres à Lausanne et à Genève. En 1997, il fait la connaissance de Carla ­Sargenti. Ensemble, ils s'installent au Tessin où Charles Berthouzoz travaille dans la restauration. Son essai A-t-on encore le droit d'aimer la Suisse? paraît en 2004 aux éditions Monographic (Sierre). À partir de 2005 et jusqu'à sa retraite en 2009, il tient le restaurant Casa Vallemaggia à Locarno, qui permet aux personnes en situation de handicap d'intégrer le monde du travail.

 


Entre 1991 et 2000, Charles Berthouzoz a été employé des pompes funèbres en Suisse romande et s'est occupé de cette dignité qui apaise les peurs face à la finitude de la vie. Ses textes nous livrent le quotidien d'un ordonnateur. Dans une scène tout droit sortie d'un vieux film français, nous suivons une veuve jusqu'à la tombe ouverte de son défunt mari autour de laquelle sont déjà rassemblées ses maîtresses. Nous serrons les poings quand un père désespéré se voit expliqué qu'il ne peut pas voir son fils mort dans un accident parce que l'institut médico-légal est fermé le week-end.
Ces destins tragiques se révèlent à nous grâce au sens aigu qu'avait Berthouzoz du pouvoir des mots. Il avait une prédilection pour les phrases courtes, rythmées. Sa maîtrise de l'ellipse nous offre des espaces de liberté et en appelle à notre imagination. Tout l'art de la littérature.
Katharina Kienholz
Traduction: Raphaëlle Lacord


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Von 1991 bis 2000 war Charles Berthouzoz in zwei Westschweizer Bestattungsinstituten angestellt und hat für jene Würde gesorgt, die den Schrecken vor der eigenen Endlichkeit etwas dämpft. Davon lesen wir in seinen Texten aus dem Alltag eines Bestatters. Wir sind dabei, wenn eine Witwe zum offenen Grab geleitet wird, wo bereits die Geliebten des Verstorbenen stehen, als seien sie einer Szene aus einem alten französischen Film entsprungen; wir ballen mit dem verzweifelten Vater die Faust, dem mitgeteilt wird, am Wochenende sei die Gerichtsmedizin geschlossen, er könne seinen tödlich verunglückten Sohn nicht sehen.
All die Schicksale erschliessen sich uns dank Berthouzoz' Gespür für die Macht der Sprache. Kurze, rhythmische Sätze waren eines seiner bevorzugten Stilmittel. Daneben beherrschte er die Kunst der Aus­sparung, mit der er uns Freiräume schafft und zugleich unsere Einbildungskraft aktiviert. Das ist Literatur, das macht Literatur aus.
Katharina Kienholz
ss.