→ CINÉMA

LA FILLE DE SON PÈRE

Grandir ensemble!

À PARTIR DU 20 JUIN 2024

• EN SUISSE ALÉMANIQUE



Un film de Erwan Leduc, France, 2023, 91'

Avec Nahuel Perez Biscayart (un père gamin plein de failles mais bien déterminé à élever sa fille dans la beauté), Céleste Brunnquell (découverte pour nous dans la série «En thérapie»), Maud Wyler (L'incroyable prof de «La Voie royale»), Noémie Lvovski dans le rôle d'une maire (complètement à côté de ses pompes mais dotée d'un pouvoir de destruction sociale sous couvert de discours écologique), Mohammed Louridi dans le rôle de Youssef, le petit ami qui prèfère escalader une façade que prendre l'escalier, etc.


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Notre coup de cœur ciné de juin!

Le réalisateur Erwan Le Duc, pour son second film (après «La perdrix»), évoque une relation
fusionnelle entre une ado et son papa.

L'HISTOIRE
Étienne a vingt ans quand il rencontre Valérie. Coup de foudre, amour fou, suivi de la
naissance de Rosa. Le jour où Valérie les abandonne, Etienne choisit de ne pas en faire un
drame. Devenu entraîneur de foot amateur, Etienne élève seul sa fille, l’un se vouant à l’autre
dans un rapport d’égalité peu commun. Ils évoquent tous les sujets sans tabou et c’est le
bonheur, jusqu’au jour où Rosa, 17 ans, est admise aux Beaux-Arts de Metz et va devoir quitter le nid. Une séparation difficile qui fait ressurgir le passé.

CE QU'ON EN PENSE:
C'est très poétique, un rien fantasque, la relation entre ce jeune père et sa fille est pleine de  tendresse, d'amour inconditionnel, de délicatesse, de drôlerie, de failles humaines et de la beauté des gestes. Le petit ami de la fille, Youssef, écrit un poème épique sur la vie de Rosa et d'Etienne, «Il n'y a pas d'amour perdu», il parle et se comporte en chevalier, mais pointe le drame, là où il n'y en a peut-être pas. Rosa, elle, ne prend pas de gants pour répondre à son père. C'est peut-être elle la plus mûre des deux. Celle qui a grandi la plus vite en tous cas.

Et la mère dans tout cela? «Elle ne m'a jamais manquée», dit la fille, qui néanmoins part à sa rencontre au bord de la mer. On ne saura rien de ces retrouvailles, si ce n'est qu'elles permettront une sorte de libération et peut-être à Youssef d'écrire une deuxième partie à son poème épique en piquant dans la vraie vie. 

La musique de Julie Roué est un vrai plaisir et joue aussi un grand rôle dans le rythme du film. La peinture y est omniprésente. Le football est un art de vivre. C'est une histoire hors du temps qui évoque quand même les problèmes de l'époque. Les personnages secondaires sont attachants et drôles. Le réalisateur ne cesse de nous surprendre. Et on aime cela.  
SCZ, 04/06/2024

Publié le 4 juin 2024